Présentation de l’hôpital

Présentation de l’hôpital

Sommaire

Histoire de l’hôpital

L’hôpital Robert-Debré est le résultat d’un vaste plan de restructuration de la pédiatrie du nord et de l’est de Paris.

L'hôpital Bretonneau ouvert en 1901

L’hôpital Bretonneau ouvert en 1901

Moderniser l’hospitalisation pédiatrique du Nord parisien

L’hôpital est né de la fusion de deux hôpitaux d’enfants situés au nord de Paris : Hérold (19e arrondissement) et Bretonneau (18e arrondissement), ouverts en 1901.

Dès le début des années 1970, des études pointent les difficultés de ces vieux hôpitaux à assurer leurs nouvelles missions de recherche et d’enseignement. Surtout, les locaux vétustes sont inadaptés en matière de soins : les conditions d’hospitalisation ne répondent plus aux exigences nouvelles en matière de confort hôtelier, les installations médico-techniques sont périmées. Les projets de modernisation in-situ sont rapidement abandonnés et, en 1974, l’Assistance Publique décide de construire un nouvel hôpital regroupant ces deux établissements.

Une architecture originale

Le concours d’architecture pour le nouvel hôpital est lancé en mai 1980 et aboutit au choix du projet de l’architecte Pierre Riboulet.

L’architecture particulière de l’hôpital Robert-Debré marque la rupture avec l’image de l’hôpital traditionnel.

Rompant avec la tradition des hôpitaux « barres » ou « tours », Pierre Riboulet a su tirer parti au maximum de la forte dénivellation du terrain d’origine pour intégrer l’hôpital sur la colline toute entière dans le cadre d’une composition en étages qui permet la séparation des fonctions des différents services hospitaliers.

Le bâtiment principal en arc de cercle abritant l’hospitalisation est protégé du périphérique par un second bâtiment-écran où se trouvent laboratoires et bureaux médicaux.

L’ouverture sur la ville constitue également une des grandes innovations du projet : Ainsi, une longue galerie panoramique portant le nom de « Rue hospitalière » prolonge la ville à l’intérieur de l’hôpital. Cette galerie publique le traverse de part en part en desservant les différents services.

Par ailleurs, éléments végétaux et lumière naturelle jouent un rôle essentiel dans l’accueil des jeunes patients. Un jardin d’hiver intérieur planté sur 2 niveaux présente l’apparition de la végétation sur Terre. Ce jardin des plantes primitives met en relation le public avec un univers végétal rare de plantes sans fleurs et le paysage recréé constitue un spectacle pour tous les patients.

Enfin, le bâtiment s’ouvre vers la ville par des terrasses blanches et cubiques et près de 7 500 m² de terrasses-jardins sont plantées sur ce vaste ensemble aux formes courbes.

Un hôpital innovant pour la mère et l’enfant

Inauguré le 21 mars 1988, l’hôpital Robert-Debré est mis en service le 2 mai suivant.

Son programme médical a pour originalité d’offrir pour la première fois en France un ensemble de disciplines coordonnées autour de la prise en charge de la mère et de l’enfant.

Par ailleurs, et là aussi de manière novatrice, ce programme fait une large part à l’activité d’hôpital de jour, particulièrement adaptée au domaine de la pédiatrie, que ce soit dans le domaine de la médecine ou dans celui de la chirurgie ambulatoire.

Le plateau technique est à la hauteur des ambitions d’un hôpital universitaire et regroupe 11 blocs opératoires, un important secteur d’imagerie médicale et d’explorations fonctionnelles, et des laboratoires couvrant la quasi totalité des disciplines biologiques.

Dans le domaine de l’accueil, une Maison de l’Enfant est ouverte en 1989, et une Maison des Parents l’année suivante. En 2000, une Maison de l’Adolescent est créée.

Enfin, le nouvel hôpital fait un large appel aux nouvelles technologies : transports automatiques (valises, « tortues ») et surtout informatisation : parmi les premiers hôpitaux dans le monde, il offre aux soignants une panoplie d’outils permettant d’informatiser les dossiers des patients.

Qui était Robert Debré ? (1882-1978)

Le professeur Robert Debré

Le professeur Robert Debré

Robert Debré est souvent considéré comme le père de la pédiatrie française moderne.

Interne des hôpitaux de Paris en 1905, il bénéficie, durant ses années d’internat, de l’influence d’Arnold Netter qui contribue à sa formation pédiatrique. Nommé médecin des hôpitaux en 1920, c’est en 1940 qu’il devient chef de service à l’hôpital des Enfants-malades.

Son œuvre médicale très riche couvre plusieurs domaines : maladies infectieuses, maladies de l’enfance et pédiatrie sociale.

Il est associé à la découverte et à la description de nombreuses maladies des enfants : méningite cérébro-spinale, rougeole, rhumatisme articulaire aigu, poliomyélite…

En 1949, il crée, avec la participation de l’OMS, le Centre international de l’enfance.

L'architecte Pierre RIBOULET (1928 -2003)

Pierre Riboulet

Pierre Riboulet

Né en 1928 à Sèvres, architecte DPLG à partir de 1952, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts, Pierre Riboulet a débuté sa carrière en tant qu’expert de l’assistance technique française au Pakistan.

En 1958, il fut l’un des co-fondateurs de l’Atelier d’architecture de Montrouge, héritier des idées de Le Corbusier, et qui remporta le Grand Prix National de l’Architecture en 1981. Il s’y distingua par son engagement contre la montée en puissance des industriels du bâtiment dans la France d’après guerre.

Parmi les nombreux bâtiments publics qu’il a réalisés, on compte outre l’hôpital Robert DEBRE, le conservatoire national de musique d’Evry, la bibliothèque de l’université Paris VIII à Saint-Denis, le bâtiment pour la chirurgie de la tête à l’hôpital La Pitié-Salpétrière, l’hôpital pour la mère à Toulouse…

Intellectuel de très grand niveau, docteur ès lettres, Pierre Riboulet a enseigné pendant 17 ans, la composition urbaine à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.

Toujours présent dans les débats sur la ville qu’il voulait à la fois moderne et humaniste, il fut l’une des plus grandes figures de l’architecture et de l’urbanisme français d’après guerre.

La mémoire de Pierre Riboulet est honorée par l’attribution de son nom à la rue centrale de l’hôpital Robert-Debré.