La recherche clinique

La recherche clinique

La recherche clinique à l’hôpital Robert-Debré repose sur un socle constitué de structures de recherche fondamentale et de structures dédiées à la recherche clinique.

Les structures de recherche fondamentale sont composées de 3 unités mixtes de recherche (UMR) comprenant 7 équipes et 1 équipe d’accueil universitaire.

Les structures de recherche clinique comprennent le centre d’investigation clinique (CIC) plurithématique et épidémiologie clinique et une URC (unité de recherche clinique) créée en 2011.

Le CIC de l’hôpital Robert-Debré est le coordonnateur national du réseau des CIC pédiatriques et bénéficie d’un financement du centre national de gestion des essais de produits de santé (CenGeps)
pour le soutien de la recherche sur le médicament en pédiatrie.

L’URC pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré assure les missions du promoteur AP-HP pour les projets de recherche institutionnels.

Ces structures ont de fortes interactions entre elles et avec les services cliniques de l’hôpital, les centres de référence maladies rares (anomalies du développement et syndromes malformatifs, maladies endocriniennes rares de la croissance, maladies héréditaires du métabolisme, leucodystrophies, syndrome d’ondine, mucoviscidose, drépanocytose), l’université Paris Diderot, le pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Sorbonne Paris Cité et des partenaires académiques et industriels sur le plan national et international.

L’année 2011 a permis une forte structuration de la recherche, à l’occasion de l’appel d’offres des départements hospitalo-universitaire (DHU) et au tout début 2012, 3 des projets dans lesquels l’hôpital Robert-Debré est fortement impliqué (FIRE, risques et grossesse) ou directement demandeur (PROTECT) ont été retenus.

Les spécificités pédiatriques de la recherche regroupent ces plateformes, ainsi que les problématiques qu’elles explorent, qu’il s’agisse de l’investigation clinique chez le nouveau-né et l’enfant, de l’étude du retentissement des maladies chroniques sur les organismes en développement, de l’analyse à long terme des traitements pédiatriques au long cours. Au niveau préclinique, des modèles animaux permettant d’évaluer les étapes précoces de la vie sont développés en étroite interface avec les spécificités du site.

Les principaux axes de recherche développés sont :

  • l’axe neurosciences s’orientant sur le développement cérébral, les troubles du développement, les pathologies de la substance blanche, les pathologies mitochondriales, et les stratégies de neuroprotection ;
  • l’axe puberté et croissance en développant une approche fondamentale fondée sur l’identification du système GPR54-Kiss et une approche épidémiologique avec la constitution des cohortes nationales et internationales sur les maladies endocriniennes rares de la croissance ;
  • l’axe inflammation – infection – immunologie faisant intervenir la génétique des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), les mécanismes moléculaires impliqués dans la virulence des bactéries et la réponse immune anti-infectieuse ;
  • l’axe médicament en pédiatrie en développant une plateforme pour l’évaluation du médicament depuis les études précliniques aux différentes phases des essais cliniques en passant par la recherche translationnelle et ce de la période néonatale à l’adolescence ;
  • l’axe hématologique comporte le développement de nouveaux médicaments, l’étude de la reconstitution immunitaire post-greffe et du devenir à long terme des patients pédiatriques traités pour cancer. Cet axe s’appuie sur deux financements ANR/Grand Emprunt sur les cohortes à travers le projet CRYOSTEM (mise en place d’une biobanque autour du thème de la GvH) et à travers le projet HOPE-EPI.

La recherche clinique est particulièrement active. Durant l’année 2011, 37 études sont conduites avec l’AP-HP en tant que promoteur au sein de l’URC de l’hôpital Robert-Debré.

La promotion AP-HP concerne :

  • 2 PHRC nationaux,
  • 5 PHRC régionaux,
  • 1 PHRI (PH recherche infirmière),
  • 1 PreQHOS (PH en qualité des soins),
  • 1 STIC,
  • 3 contrats de recherche clinique,
  • 11 projets hors appels d’offre,
  • 1 étude translationnelle DGOS-Inserm co-financée PHRC régional et réseau PremUP,
  • 3 études de recherche sur la recherche.

Parmi ces études, 16 sont classées en recherche biomédicale portant soit sur le médicament en pédiatrie, soit sur un dispositif médical et 20 sont des études non interventionnelles. Les études non interventionnelles explorent :

  • l’épidémiologie, les corrélations génotypes-phénotypes des maladies chroniques de l’enfant telles la drépanocytose, l’épilepsie, l’hypothyroïdie congénitale, l’anémie de Blackfan-Diamond, la maladie de Crohn
    ou
  • la physiopathologie telle l’exploration de la sécrétion de mélatonine dans le lait maternel et chez le nouveau-né à terme et le prématuré.

Le CIC participe à l’activité de recherche en conduisant une file active de 53 projets en cours parmi lesquels 31 sont des projets à promotion industrielle et 22 à promotion institutionnelle. Les axes de recherche portés sont pour 36 sur l’évaluation d’un médicament ou d’une stratégie thérapeutique et 17 étudient la physiopathologie ou les facteurs de risque de certaines maladies de l’enfant. Un quart des projets (n=14) ont débuté durant l’année 2011 et un quart (n=13) se sont terminés durant l’année. Le nombre d’inclusions d’enfants dans ces protocoles a été de 438 et le nombre de visites des enfants au CIC de 850.

Sur le plan international, 5 projets européens sur le médicament pédiatrique sont en cours. Ils sont gérés par le centre du médicament pédiatrique (service de pharmacologie et CIC) et 2 sont coordonnés localement. Ils portent sur l’évaluation des médicaments chez le nouveau-né, en étroite collaboration avec le service de néonatologie et sur l’évaluation de l’hormone de croissance.

En termes de résultats

Une progression est observée par rapport à l’année 2010 avec 424 publications validées (364 en langue anglaise) dans l’outil SIGAPS correspondant à 4 926 points SIGAPS.

Parmi ces publications, 115 (27 %) avaient un clinicien et/ou chercheur de l’hôpital en premier auteur et 76 (18 %) en dernier auteur. Les publications en rang A sont au nombre de 92 (22 %) avec 30 publications en premier ou dernier auteur référencées ci-dessous et 81 (19 %) en rang B.

Les collaborations les plus fréquentes sont avec les cliniciens/chercheurs des hôpitaux Necker (18%) et Trousseau (13%).