La recherche translationnelle : de la molécule au patient

La recherche translationnelle : de la molécule au patient

Alliance de la recherche fondamentale (en laboratoire) et de la recherche clinique (sur le patient), la recherche translationnelle permet de réaliser au sein d’une structure unique toutes les étapes de la recherche depuis ses aspects fondamentaux jusqu’à son application chez le patient. Une grande force de cette recherche translationnelle est d’instaurer un vrai dialogue entre patients, médecins et chercheurs autour de la pathologie dans le but de faire bénéficier les malades de nouveaux traitements.

Unité mixte de recherche : UMR 1141

Ce laboratoire de neurosciences est dirigé par Pierre Gressens, Directeur de recherche à l’Inserm (France) et Professeur de neurologie fœtale et néonatale au King’s College à Londres (Royaume-Uni). Les équipes du laboratoire travaillent sur la compréhension des mécanismes qui altèrent le fonctionnement du cerveau en développement depuis le fœtus jusqu’à l’adolescent, que les origines des dysfonctionnements soient génétiques ou acquises (comme suite à une infection ou à un traumatisme physique par exemple) et que les maladies soient fréquentes ou ne touchent qu’un petit nombre de patients (maladies rares).

Ce laboratoire développe tous les aspects de la recherche depuis l’identification de la maladie, ses mécanismes au niveau cellulaire, ses conséquences sur le fonctionnement du cerveau jusqu’à la mise en place de nouveaux traitements, à travers quatre thèmes majeurs : les lésions cérébrales du nouveau-né, les maladies mitochondriales, l’excitabilité des neurones, et les anomalies génétiques du développement cérébral.

Les pathologies directement prises en compte dans les travaux de recherche menés actuellement dans l’unité sont* :

Pathologies d’origine génétique

  • Ataxies spino-cérébelleuses (en particulier ataxie de Friedreich) et paraplégies spastiques
  • Leucodystrophies
  • Cytopathies mitochondriales
  • Microcéphalies
  • Pathologies de la croissance et de la puberté
  • Syndrome d’Ondine (hypoventilation alvéolaire centrale congénitale)

Pathologies acquises

  • Grands prématurés
    • Conséquences respiratoires : apnées et pathologies pulmonaires
    • Conséquences cérébrales : leucomalacie périventriculaire, paralysies cérébrales et ses déficits comportementaux et cognitifs
  • Prématurés et nouveau-nés
    • Accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique et hémorragique
    • Alcoolisme fœtal
    • Apport de la neurogenèse fœtale dans la réparation du cerveau
    • Conséquences sur la réponse inflammatoire chez l’adulte d’une inflammation périnatale
    • Infection virale congénitale : retentissement auditif et neurologique d’infections par le CMV (Cytomegalovirus)
    • Infirmité motrice d’origine cérébrale (IMOC)
    • Mort subite du nourrisson
    • Retard de croissance intra-utérin
    • Rôle de l’inflammation sur les lésions cérébrales aigües périnatale
  • Enfants
    • Épilepsies
    • Effets des agents anesthésiques sur les lésions cérébrales aigües
    • Traumatismes crâniens
    • Troubles cognitifs post opératoires

* Cette liste n’est pas exhaustive et évolue également en fonction des besoins des patients

L’UMR 1141 est un laboratoire public de recherche issu de la mise en commun par plusieurs structures administratives distinctes (université, Inserm, CNRS, AP-HP) de moyens humains, matériels et financiers. Cette unité est constituée de personnels de l’Inserm (Institut national pour la santé et la recherche médicale), de l’Université Paris Diderot, du CNRS (Centre national pour la recherche scientifique) et de l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris).

Installée au sein de l’hôpital Robert-Debré, dans le bâtiment écran (bâtiment des laboratoires), l’unité de recherche bénéficie d’un environnement de travail optimal pour favoriser en permanence les échanges entre les patients, le corps médical et les chercheurs. Elle fait partie intégrante de l’hôpital et travaille en collaboration très étroite avec les différents services hospitaliers.

Au niveau national, l’unité coordonne également un réseau de structures cliniques et biologiques, appelé DHU PROTECT (Département Hospitalo-Universitaire – Promoting Research Oriented Towards Early CNS Therapies).

Au niveau international, l’unité s’inscrit dans un réseau de laboratoires (Europe, Etats-Unis, Asie…) qui collaborent entre eux pour mettre en commun leurs savoirs et savoir-faire au bénéfice des patients.