Impact de biomarqueurs pharmacogénétiques dans la survenue d'une maladie veino-occlusive hépatique lors du traitement par greffe de cellules souches hématopoïétiques des cancers de l'enfant
PG-VOD
AP-HP
Pas d'URC
JACQZ AIGRAIN Evelyne
AP-HP - Hôpital Robert Debré
Patients
Inclusions en cours
À propos
La survenue d’une maladie veino-occlusive (MVO) hépatique post-greffe de moelle osseuse est une complication sévère, dont l’incidence est de l’ordre de 15 à 60% selon le traitement de conditionnement et le type de donneur. Elle survient classiquement dans les 30 jours suivant la greffe. La gravité et l'évolution de la maladie sont très variables d'un patient à l'autre. Ces toxicités menacent le pronostic vital des enfants avec une mortalité supérieure à 60%. Ainsi, l'évaluation du pronostic est un véritable défi. Cependant, la prédiction des toxicités est difficile en raison de l’importante variabilité interindividuelle de réponse aux molécules anti-cancéreuses, celles-ci ayant des mécanismes d’action non spécifiques et des index thérapeutiques étroits. Les facteurs de risque de survenue de ces complications sévères sont, à ce jour, très limités. Comprendre les mécanismes de cette toxicité et connaître les paramètres individuels de susceptibilité de la maladie devient ainsi un enjeu important dans la prise en charge de ces enfants L'objectif de cette étude est d’identifier des marqueurs de prédisposition génétique de MVO hépatiques chez les enfants traités par greffe de moelle osseuse. Le but ultime serait de développer une médecine prédictive personnalisée en individualisant le traitement en fonction de ces marqueurs afin de limiter le risque le décès lié à cette toxicité.