Traitement de l'anémie après césarienne par fer intra-veineux versus fer oral et dépression du post-partum : Un essai multicentrique randomisé contrôlé en ouvert
IRON-DEP
AP-HP
CEPHEPI
BONNET Marie-pierre
AP-HP - Hôpital Armand Trousseau-La Roche Guyon
Patients
Inclusions en cours
À propos
La dépression du postpartum touche près de 20% des femmes après un accouchement. Elle peut avoir des conséquences pour la femme, mais aussi pour l’enfant, du fait de son retentissement potentiel sur la relation mère-enfant. Le risque de dépression du postpartum est augmenté chez les femmes qui présentent une anémie, définie par un taux d’hémoglobine bas, inférieur à 11,0 g/dL. Cette anémie est plus fréquemment observée après un accouchement par césarienne. Elle résulte le plus souvent du manque de fer secondaire à la grossesse et aux saignements survenus lors de l’accouchement, en général plus importants en cas de césarienne que d’accouchement par les voies naturelles. Un traitement par fer oral (sous forme de comprimés ou de gélules à avaler) est habituellement recommandé en cas d’anémie modérée (hémoglobine comprise entre 8,0 et 11,0 g/dL). Un traitement par fer intraveineux (en perfusion) est généralement administré en seconde intention, en cas de mauvaise tolérance ou d’inefficacité du traitement par fer oral. Il existe de plus en plus d’arguments disponibles sur l’efficacité du fer intraveineux pour corriger rapidement l’anémie maternelle, cependant son efficacité pour améliorer le bien-être et diminuer la survenue de dépression du postpartum reste à démontrer. Cette recherche a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un traitement de l’anémie après césarienne, par fer intraveineux par rapport au fer par voie orale, pour réduire la survenue d’une dépression du postpartum. Pour répondre à la question posée dans la recherche, il est prévu d’inclure 2860 femmes présentant une anémie par manque de fer après un accouchement par césarienne, dans plusieurs maternités situées en France.